Dans le cube
Mais lorsque tout eut les apparences d’une cruelle défaite, la porte s’ouvrit d’elle-même, projetant le père, sa fille et l’étrangère à l’intérieur.
Un intérieur sombre et lisse, comme les parois extérieures du cube. La porte se referma brusquement derrière eux dans un lourd vrombissement métallique, écrasant et coupant les mains des monstres qui les avaient suivit.
Lentement, une lumière leur dévoila l’endroit où ils étaient. Une sourde radiance verdâtre émanait des tuiles du plancher et des pans de mur, révélant une matière luisante et noire. Il leur montra aussi la silhouette de la Sinayanne, effondrée sur le sol. Épuisée par cette aventure, elle en avait perdu les sens.
Mais plus étrange encore, son corps rayonnait d’un éclat rouge. Baaren se pencha sur elle et retira le voile de son visage dans une volonté de lui permettre de mieux respirer. Mais, surpris, il recula tout d’abord en poussant une exclamation.
Elle avait la peau bleue, ce qui était déjà assez étrange en soi. Mais de plus son visage était craquelé comme s’il allait se fendre et tomber en poussière, ses traits creusés et cernés.
Et il se recula définitivement du corps lorsqu’une alarme pétrifiante retentit, donnant voix à un message aux accents froids s’exprimant ainsi : « Les sujets ne doivent pas entrer en contact avec le corps contaminé…. »
Une autre porte s’ouvrit et deux personnes en sortirent qui allèrent droit sur la jeune fille et son père. Ils n’eurent d’autre choix que d’obtempérer et de les suivre, laissant la Sinayanne derrière eux dans le sas.
Briac







