Le péril blême
Ils devaient bien se rendre à l’évidence, ils n’y arriveraient pas. Était-ce les palabres qui les avaient retardés? Ou le manque de mobilité de la Sinayanne ? Rien à faire. De toute façon, le soleil rougeoyant descendait maintenant dangereusement derrière les édifices mutilés. De dessous les pierres des mains et des griffes tâtonnaient en se frayant un chemin vers l’air libre. Tranquillement, peu à peu, les morts ressortaient de leur torpeur. Et ce soir là, ils sentaient le sang frais, la chair vive qui respirait, un divin arôme porté par le vent jusqu’à leurs narines écorchées, trouvant son chemin vers leur cerveau putréfié. Ce n’étaient pas les asticots fourmillant dans leur bouche qui réfléchissaient la pâle lumière crépusculaire, mais leur langue qui salivait.
Soudainement la jeune Mini poussa un hurlement strident. Son frère se précipita aux pieds de sa soeur et, à l’aide de sa dague ancestrale, trancha nette la main qui avait saisit la délicate cheville. La fille était sauve, indemne. Ils ne distinguèrent pas très bien les mouvements dans la pénombre, mais il leur sembla que la main coupée rampa jusque dans une crevasse pour aller se cacher.
Même pour la Sinayanne l’événement fit l’effet d’un coup de foudre et lui fouetta les sangs assez pour lui donner un vif regain d’énergie.
« Courrez ! » Cria-t-elle et même s’ils ne comprirent pas le sens de ce mot, nul ne se méprit sur sa signification.
À sa suite la petite famille se mit à galoper en direction du cube. Autour d’eux les combles grouillaient de vie. Le soleil était mort et ils ne devaient pas ralentir s’ils ne désiraient le rejoindre dans les abyssales profondeurs de l’enfer là ou, pourtant, il leur semblait déjà être.
Serait-ce l’éclat de la lune qui les trompait, ou leur semblait-il discerner une porte dans l’étrange Ka’ba qui les surplombait ? Oui, une porte, c’en était bien une. Tous leur regard s’y fixèrent et… mais… de noires silhouettes s’interposèrent entre leur but et eux. Pourtant ils n’étaient plus qu’à quelques deux cents mètres de l’atteindre. Si près…
Un autre chemin ? Non ! Horreur…. ! Il y en avait maintenant partout tout autour d’eux. Les monstres avançaient lentement, mais aucune brèche dans leur rangs. Ils étaient encerclés.
Sans espoir, le trio escalade un muret de pierre pour éviter les mains qui se tendaient vers eux, les dents qui mordaient le vide à quelques centimètres de leurs orteils. La Sinayanne tentait de les écarter en faisant des moulinets de son arme, imité par Baaren qui s’était trouvé une forme de pieu dans les décombres. Pour le moment, ils ne semblaient pas pouvoir monter jusqu’à eux. Mais dans quelques temps, lorsque suffisamment d’entre eux seraient tombés, piétinés par les autres qui leur grimperaient dessus…..
Briac
Soudainement la jeune Mini poussa un hurlement strident. Son frère se précipita aux pieds de sa soeur et, à l’aide de sa dague ancestrale, trancha nette la main qui avait saisit la délicate cheville. La fille était sauve, indemne. Ils ne distinguèrent pas très bien les mouvements dans la pénombre, mais il leur sembla que la main coupée rampa jusque dans une crevasse pour aller se cacher.
Même pour la Sinayanne l’événement fit l’effet d’un coup de foudre et lui fouetta les sangs assez pour lui donner un vif regain d’énergie.
« Courrez ! » Cria-t-elle et même s’ils ne comprirent pas le sens de ce mot, nul ne se méprit sur sa signification.
À sa suite la petite famille se mit à galoper en direction du cube. Autour d’eux les combles grouillaient de vie. Le soleil était mort et ils ne devaient pas ralentir s’ils ne désiraient le rejoindre dans les abyssales profondeurs de l’enfer là ou, pourtant, il leur semblait déjà être.
Serait-ce l’éclat de la lune qui les trompait, ou leur semblait-il discerner une porte dans l’étrange Ka’ba qui les surplombait ? Oui, une porte, c’en était bien une. Tous leur regard s’y fixèrent et… mais… de noires silhouettes s’interposèrent entre leur but et eux. Pourtant ils n’étaient plus qu’à quelques deux cents mètres de l’atteindre. Si près…
Un autre chemin ? Non ! Horreur…. ! Il y en avait maintenant partout tout autour d’eux. Les monstres avançaient lentement, mais aucune brèche dans leur rangs. Ils étaient encerclés.
Sans espoir, le trio escalade un muret de pierre pour éviter les mains qui se tendaient vers eux, les dents qui mordaient le vide à quelques centimètres de leurs orteils. La Sinayanne tentait de les écarter en faisant des moulinets de son arme, imité par Baaren qui s’était trouvé une forme de pieu dans les décombres. Pour le moment, ils ne semblaient pas pouvoir monter jusqu’à eux. Mais dans quelques temps, lorsque suffisamment d’entre eux seraient tombés, piétinés par les autres qui leur grimperaient dessus…..
Briac

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